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Les
sarracenes - SARRACENIA
Description
| Culture | Fiche
technique récapitulative
PURPUREA
| FLAVA | RUBRA
| ALATA | LEUCOPHYLLA
| OREOPHILA | MINOR
| PSITTACINA
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Description générale des sarracenia
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| Beaux
et faciles à cultiver, les sarracènes sont peut-être
les plantes les plus voraces et les plus sous-estimées de l’horticulture.
Les feuilles insolites peuvent parfois capturer des milliers d’insectes
désagréables tels que fourmis, les mouches et les guêpes.
Leurs fleurs sont voyantes, vives et très insolites (un atout de
plus pour des plantes aux feuilles déjà belles). Même
s’ils font partie des quelques variétés que l’on
trouve parfois sur le marché, des dizaines de milliers meurent
inutilement en raison de soins médiocres dans d’innombrables
pépinières, où les plantes rejoignent souvent le
triste chemin du monceau de compost, comme des millions d’attrape-mouches
de Vénus avant elles. Quelle honte ! Les Sarracenia sont parmi
les plantes carnivores les plus simples à cultiver, et certainement
parmi les plus amusantes et les plus satisfaisantes.
On suppose actuellement qu’il en existe huit espèces, toutes
confinées au sud-est des Etats-Unis à l’exception
d’une espèce s’étendant au nord le long du littoral
jusqu’au middle west et à la plus grande partie du Canada.
Pour des plantes si insolites et autrefois communes, il a fallu longtemps
pour qu’elles soient reconnues par les colons européens.
La première illustration publiée représentait S.
minor et venait de Floride ; elle date de 1576. |
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En 1700,
Tournefort décrivit S. purpurea à partir de plantes qui lui
avaient été envoyées par le docteur M. S. Sarrazin
du Québec, et Linné lui rendit hommage en nommant le genre
Sarracenia en 1731. William Bartram, dans un livre de 1793 sur ses voyages
au sud des Etats-Unis, mentionna tout d’abord la vaste quantité
d’insectes capturés par les ascidies mais douta que la plante
put tirer profit de ces derniers. Darwin suspecta leur nature carnivore
mais il ne les étudia pas. Ce fut en 1887 que les recherches du docteur
Joseph H. Mellichamp prouvèrent finalement que les Sarracenia mangeaient
des insectes. Dans les années 1930, les études de laboratoire
du Dr. Edgar Wherry étendirent grandement la connaissance générale
des plantes, de même que celles plus récentes des docteurs
Donald Schnell et Frederick Case. Il existe toujours une certaine controverse
sur les espèces naturelles et le statut des sous-espèces du
genre. Je suivrai ici les conclusions générales de Schnell.
L’habitat typique des sarracènes se situe sur la plaine côtière
du sud-est de l’Amérique du Nord. On trouve des individus dispersés
ou des colonies denses plus fréquemment dans des savanes herbeuses,
des marécages où le sol est humide en permanence et aéré.
Les sols sont constitués de tourbe sableuses, souvent dérivée
de la mousse de sphaigne. Des pins et d’autres arbres peuvent peupler
la zone, mais les sarracènes préféreront les zones
les plus ensoleillées et éviteront l’ombre dense des
arbres. Dans leur état naturel, ces terres humides étaient
fréquemment la cible des éclairs, et les feux de brousse qui
s’ensuivaient empêchaient les pousses de pins et de buissons,
gardant l’habitat herbeux et aéré. Par le passé,
les aborigènes allumèrent des feux dans le même but,
essentiellement pour maintenir l’aération des champs pour le
bien-être de la chasse des cerfs. Les sarracènes poussaient
dans de telles zones.
Une espèce (S. oreophila) et une sous-espèce (S. rubra ssp.
jonesii) au moins sont des plantes sévèrement menacées
en montagne ou dans les terres humides au-dessus de la plaine côtière,
dans des lieux tels que le nord de l’Alabama ainsi que la Caroline.
Le sarracène pourpre du nord, S. purpurea ssp. purpurea, est la seule
espèce que l’on trouve au nord de la Virginie. Son habitat
est essentiellement humide, il vit dans les tourbières acides de
sphaigne que l’on trouve dans des zones dispersées du nord-est
de l’Amérique du Nord et dans une grande partie du Canada.
Ironiquement, on trouve également cette plante dans certaines terres
humides et alcalines de la zone des grands lac. |
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Le
climat de la plaine côtière du sud-est est considéré
comme tempéré chaud. La pluie tombe la majeure partie de l’année
et les étés sont chauds et humides. Les hivers sont froids
et il gèle souvent la nuit. De brèves chutes de températures
gélives et de plus rares chutes de neige se manifestent également.
Dans sa partie nord, S. purpurea ssp. purpurea subit des conditions hivernales
extrêmement froides, souvent avec beaucoup de neige.
Les graines de Sarracenia sont généralement dispersées
en automne. A la fin de l’hiver et au printemps de l’année
suivante, elles commencent à germer lorsque le temps se réchauffe.
A la fin de la première année de croissance les plantules
possèderont des ascidies minuscules de 2 à 5 cm de long. Une
plante met généralement de cinq à huit ans pour atteindre
la maturité. Avec les années, les plantes individuelles développent
un rhizome souterrain épais et ramifié, à partir duquel
émergent de nombreux points de croissance.
Le cycle de croissance des plantes matures débute après le
repos hivernal. La plupart des plantes débutent la saison par la
floraison. Chaque point de croissance (ou cœur), développera
une fleur sur une tige de 30 à 90 cm de haut. Les premières
ascidies apparaissent sur le rhizome peu après le bouton floral en
développement, mais la plante fleurit la première, avant que
les ascidies ne s’ouvrent. Elle ne voudrait pas dévorer ses
pollinisateurs ! |
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