Dionée
- DIONAEA MUSCIPULA
(attrape-mouche
de Vénus)
Description | Culture
| Fiche technique récapitulative
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| Inspirant
la crainte lorsqu’on la voit pour la première fois en action,
l’attrape-mouche de Vénus est sans doute la plus fameuse
de toutes les plantes carnivores.
En 1763, Arthur Dobbs, alors gouverneur de la Caroline du Nord, attira
l’attention du public sur la plante pour la première fois,
la nommant « attrape-mouches sensible ». Quelques années
plus tard, des spécimens furent envoyés en Angleterre, où
c’était la première plante jamais suspectée
d’être carnivore. Carolus Linné, le botaniste suédois,
demeura sceptique et nomma la plante en s’inspirant de Diane, la
déesse grecque de l’amour et de la beauté.
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Le mécanisme
de capture de l’attrape-mouche de Vénus est stupéfiant,
et poussa Charles Darwin à dire de la dionée que c’était
« l’une des plantes les plus merveilleuses au monde ».
C’est lui qui a prouvé sa nature carnivore. Dans son livre
Les plantes insectivores, Darwin pratiqua plusieurs expériences sur
les attrape-mouches, dont certaines des plus étranges : il découvrit
qu’il pouvait paralyser le piège en réalisant certaines
incisions sur ce dernier, et que le piège pouvait être anesthésié
avec de l’éther.
Le mécanisme exact du piège demeure un mystère, et
on en débat fortement. Le principe général est le suivant
: le piège est constitué de deux moitiés comme un piège
à loups. Les bords extérieurs sont entourés de dents.
Lorsque le piège est ouvert, les deux moitiés ou lobes sont
alors concaves. Chaque lobe possède trois ou quatre minuscules poils
sensibles près de son centre.
Des glandes que l’on trouve à la base des dents qui bordent
le piège produisent un doux nectar. Les insectes, pour la plupart
des fourmis ou des mouches, sont attirés par ce nectar et pénètrent
dans le piège. Lorsque l’insecte se déplace, en buvant
le nectar, il est obligé de toucher ou de plier deux des minuscules
poils sensibles ou un poil deux fois de suite en moins de vingt secondes
pour faire fonctionner le piège. Ce qui se déroule ensuite
est surprenant.
Un léger courant électrique parcourt le piège. Les
cellules externes des lobes s’allongent soudainement, doublant de
taille en moins d’une seconde. Cette croissance rapide oblige le lobe
concave à se renverser rapidement. Le piège se referme, entraînant
l’entrecroisement des dents, emprisonnant l’insecte dans une
cage.
Le piège ne se ferme pas hermétiquement instantanément.
Darwin supposa que cela permettait aux petits insectes de s’échapper
entre les dents entrecroisées, pour que la plante ne perde pas son
temps et son énergie à digérer un repas insignifiant.
Mais si la plante capture un insecte plus gros, sa lutte stimulera les poils
sensibles encore plus. En quelques heures, les lobes sont pressés
hermétiquement l’un contre l’autre et le piège
est scellé. Des glandes disposées sur la surface interne des
lobes commencent à sécréter des sucs digestifs. L’insecte
se noie rapidement dans le fluide. |
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Il
faut à une attrape-mouche de 4 à 10 jours pour digérer
une proie. Les parties molles de l’insecte sont dissoutes et ce fluide
est ensuite réabsorbé par la plante. Lorsque le piège
s’ouvre à nouveau, il ne reste que l’exosquelette séché
et ratatiné de l’insecte. La pluie peut évacuer la carcasse
hors du piège. Le plus souvent, des araignées sont attirées
par la carapace croustillante et servent de second repas. A l’état
sauvage, les proies les plus fréquentes sont les grosses fourmis
et les araignées. |
Si
un piège se referme vide, à cause d’une feuille
qui est tombée ou d’un doigt curieux, il s’ouvrira
généralement en un ou deux jours. Chaque piège
peut capturer de un à trois repas, après quoi le piège
et le pétiole meurent et noircissent. Selon l’âge
de la feuille ou la taille de la proie, un piège peut noircir
après un seul repas. C’est normal. Souvenez-vous de couper
tous les pièges morts de la plante.
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Dimensions
: |
La
plantes adulte mesure de 10 à 14 cm.
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Morphologie
: |
Les feuilles sont
disposées en rosette autour d'un point central qui produit sans arrêt
de nouvelles feuilles.
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Type
de milieu : |
A
l'état sauvage, la plante n'existe qu'en Amérique du Nord. Elle est
localisée dans les tourbières de la Caroline du Nord et du Sud.
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Fleur
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Vers le mois
de juin s'élève au coeur de la plante une tige florale de 20 à
30 cm de haut portant des fleurs blanches en corymbe terminal.
Elle donne assez facilement des graines en forme de petit pépins
de raisin.
La floraison peut avoir un effet épuisant sur les plantes
en culture donc, à moins que vous ne désiriez des
graines, il vaut mieux couper la tige florale quand elle ne mesure
que 5 à 7 cm de haut. |
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Durée
de vie
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La dionée attrape-mouches
est une plante vivace, qui vit environ vingt ans dans la nature.
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L'intérêt que suscite cette plante fait craindre pour sa survie dans son
propre milieu.
Heureusement la reproduction in vitro permet aux professionels de la faire
reproduire en grand nombre sans avoir recours à des prélèvements sur le
terrain.
Pour votre achat, nous vous conseillons une plante en pot déjà développée;
méfiez-vous des publicités qui proposent de vous envoyer des bulbes souvent
desséchés.
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